BAGAN, une valse à trois temps…
A la sortie du bus, une authentique carriole à cheval m’attend !
Non, ils ne se sont pas trompés, ils viennent bien me chercher, moi qui réponds au nom de ASTRID !
Je monte dans ce carrosse et me laisse conduire, confiante, paisible et… aux anges, vers le grand hôtel de Bagan ou mon contact m’attend.
Je ne suis pourtant ni la reine d’Angleterre ni 007 !
Khine, jeune gérante de l’hôtel est une amie, d’ami, d’ami… et elle m’accueille, comme c’est commun en Birmanie semble-t-il, avec une gentillesse et une simplicité extrême.
Elle me trouve un hôtel à la porté de ma bourse, m’invite à dîner, déjeuner, goûter.
Me fait déguster ses pâtisseries cuisinées dans sa propre bakerie, Me raconte la Birmanie, répond à mes questions sans jamais se lasser.
La piscine de l’hôtel est pour moi en libre service et ceux qui y travaillent sont aux petits soins. L’extase !
Internet ne marche plus depuis quelques jours déjà, coupé dans tout le pays par le gouvernement.
Je déambule tranquillement dans ce village en terre sablonneux qui semble inerte sous un soleil violent. Partageant quelques moments avec des voyageurs croisés à l’ambassade du Myanmar à Bangkok.
Au deuxième temps de la valse…
Avec ma bicyclette, je pars me perdre dans les chemins semés de temples.
Il est difficile de pédaler dans ce sable mais je suis irrépressiblement attirée par ces multiples et si différents stupas qui jalonnent ce territoire immense et ocre.
La première ressemble aux temples d’Angkor,
Une autre disparaît presque sous les bougainvilliers d’un violet éblouissant.
Une toute petite semble plus rouge que les autres.
Certaines détiennent des trésors sous forme de vieilles gravures peintes.
D’autres sont fermées, perdues dans les herbes piquantes.
Parfois un enfant nous attend, essayant de nous vendre quelques babioles, toujours souriant et heureux. Comment ne pas l’être ?
Au troisième temps de la valse…
Je suis montée au sommet d’un haut temple pour le coucher du soleil.
D’où je suis, la plaine jaune et brillante parait recouverte de dômes aux formes diverses qui lentement s’assombrissent en même temps que la lumière disparaît.
Un paysage d’Aladin avec ce soleil rond et rouge qui se cache derrière un stupa plus bombé que les autres.
Tout devient orange maintenant.
Le ciel flamboie.
Les temples, noirs semblent découpés dans une feuille de papier.
Personne ne se décide à se lever jusqu au noir complet.
Le temps ne compte plus… Que la valse continue… !


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